Améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle aux provinces du Kadiogo, Zoundwéogo et de l’Oubritenga


Le Burkina Faso fait face à des crises de sécurité alimentaire et de malnutrition récurrentes pour des raisons structurelles et conjoncturelles. L’approche intégrée et innovatrice proposée par ce projet vise à améliorer les conditions de vie et développer la résilience des populations vulnérables selon trois axes : la récupération des enfants malnutris ; la mise en place de groupes d’apprentissage communautaires pour les femmes enceintes et les mères d’enfant; ainsi que l’amélioration de l’environnement sanitaire et des moyens d’existence. Ce programme s’inscrit dans la nouvelle vision du « programme lait » de la Confédération. 

Pays/région Thème Période Budget
Burkina Faso
Aide humanitaire & RRC
Santé
Eau

Aide alimentaire d'urgence
Nutrition de base
Assainissement d'eau
01.09.2018 - 31.08.2021
CHF 1'500'000
Contexte

Le Burkina Faso est soumis à une instabilité nutritionnelle et alimentaire chronique et conjoncturelle. La malnutrition aigüe globale touche 8.7% des enfants de 0 à 59 mois dont 1.4% de forme sévère. De plus, la malnutrition chronique affecte près d’un tiers des enfants du pays. Elle est la cause sous-jacente de 45% des décès des enfants de moins de 5 ans. Dans les provinces du Kadiogo (centre), du Zoundwéogo (centre sud) et de l’Oubritenga (Plateau centrale), 313'965 personnes sont sous stress alimentaire selon l’enquête. Il est attendu, à la période de soudure, qu’au moins 545'230 personnes soient touchées par ce risque alimentaire et nutritionnelle.

Cette prévalence s’explique notamment par une sécurité alimentaire instable, un faible taux d’éducation nutritionnelle des parents, un accès insuffisant à l’eau potable et aux structures d’assainissement. L’économie repose essentiellement sur une agriculture vivrière qui est dépendante des aléas climatiques, de la dégradation des sols et du prix du marché. Cependant la lutte contre la malnutrition ne consiste pas qu’à éliminer la faim, elle doit également agir sur la résilience des populations pour leur permettre d’accéder à des régimes alimentaires plus durables.  

Objectifs Renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle aux provinces du Kadiogo, Zoundwéogo et de l’Oubritenga au Burkina Faso
Groupes cibles

- Les enfants Malnutrition Aigüe Sévère (MAS) et Malnutrition Aigüe Modérée (MAM) pris en charge au sein des structures spécialisées

- Femmes enceintes et les mères d’enfant de 0 à 23 mois

- Les ménages agricoles vulnérables

 

Zone de Nobéré : 28 villages

Zone de Sakoula : 9 villages

Zone de Guié : 11 villages

 

Population totale : environ 120'000 personnes

Effets à moyen terme

Outcome 1 : Les structures de santé partenaires mettent en place la politique nationale en matière de lutte contre la malnutrition et permettent de réduire la malnutrition dans les zones d'intervention.

Outcome 2 : Les populations vulnérables des zones d'intervention ont développé des capacités plus grandes de résilience permettant de renforcer leur sécurité alimentaire.

Résultats

Principaux résultats attendus:  

·       Résultat 1 : Les enfants de moins de 5 ans malnutris aigus modérés et sévères sont récupérés.

Environ 9’000 enfants et nourrissons

·       Résultat 2 : Les femmes enceintes et les mères d’enfants de 0 à 23 mois améliorent leurs pratiques nutritionnelles grâce au Paquet Intégré des Services d’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE)

Environ 8'000 femmes bénéficiaires

·       Résultat 3 : L’environnement Eau – Assainissement – Hygiène dans les communautés à risque de sous-nutrition est amélioré.

Environ 100'000 personnes touchées

·       Résultat 4 : Les moyens d’existence des ménages vulnérables sont renforcés

Environ 7’000 femmes et paysans bénéficiaires


Principaux résultats antérieurs:  

Dans le passé, Morija a été soutenu par le programme d’aide alimentaire de la Confédération à base de produits laitiers. En 2016, une évaluation du programme a montré qu’il est nécessaire d’enclencher un processus de changement pour assurer la pertinence et efficacité des interventions. Sous le nouveau programme, la DDC promeut donc une approche plus holistique de combat contre la malnutrition, ainsi qu’un ancrage important dans les stratégies pays de la DDC et des politiques nationales en matière de sécurité alimentaire et nutrition. 

L’approche intégrée envisagée par ce projet n’est pas une nouveauté pour Morija. L’approche a été testée (sans financement DDC) dans 28 villages de la zone de Nobéré de façon progressive depuis 2016 et a produit de résultats positifs.

563 patients ont été pris en charge par les Centres/Unités de nutrition de Nobéré entre 2016 – 2017.

Mise en place de Paquet Intégré des Services d’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE) améliorant durablement les pratiques d’alimentation et d’allaitement, tout en prenant en charge les enfants malnutris.

Baisse de la fréquentation des centres de nutrition au regard de la bonne prévention de la malnutrition


Direction/office fédéral responsable DDC
Crédit Aide humanitaire
Partenaire de projet Partenaire contractuel
ONG internationale ou étrangère
  • Other international or foreign NGO North


Autres partenaires
Association AZN et ONG Terre Verte dans la province de l’Oubritenga.
Coordination avec d'autres projets et acteurs
  • Etat du Mali et ses représentations au niveau fédéral et régional.
  • Les Collectivités, les leaders communautaires et religieux, et les Organisations de la Société Civile et Organisations Communautaires de Base clés au niveau communal et cercle.
  • Agences UN, Acteurs de développement et humanitaires : UNICEF, Cluster WASH et nutrition 
Budget Phase en cours Budget de la Suisse CHF   1'500'000 Budget suisse déjà attribué CHF   1'450'000