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Publié le 1 février 2026

Armes chimiques

Depuis 1997, tous les stocks d’armes chimiques déclarés ont pu être détruits. Cela est dû à la mise en œuvre de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. La Suisse contribue de manière considérable à soutenir et à renforcer la Convention, à enquêter sur les utilisations présumées d'armes chimiques et à assurer leur destruction. Grâce au Laboratoire de Spiez, la Suisse dispose d’un centre de compétence de réputation mondiale en matière de protection ABC.

La Convention sur les armes chimiques (CAC) adoptée en 1997 interdit la mise au point, la fabrication, l’acquisition et l’utilisation d’armes chimiques. Elle porte sur les quatre domaines suivants:

  • la destruction de toutes les armes chimiques déclarées,
  • la vérification, à l’échelle mondiale, des industries chimiques et des institutions gouvernementales concernées,
  • la fourniture d’une assistance et d’une protection contre les armes chimiques et
  • la promotion de la coopération internationale pour une utilisation pacifique de la chimie.

Destruction

Depuis son entrée en vigueur, la CAC a été ratifiée par presque tous les pays. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), basée à La Haye, est l’organe de mise en œuvre de la CAC. L’OIAC surveille la destruction des stocks d’armes chimiques déclarés et mène des inspections dans les entreprises industrielles et les laboratoires de recherche publics concernés des États parties.

En 2013, l’OIAC a reçu le prix Nobel de la paix pour son action en faveur du désarmement international.

Prévention

Une fois la destruction réussie de tous les stocks d'armes chimiques déclarés, l'accent est de plus en plus mis sur la prévention de la résurgence des armes chimiques, la lutte contre les menaces posées les acteurs non étatiques et la préservation de l’expertise de l’OIAC. L’adaptation permanente des mesures aux progrès scientifiques et technologiques est tout aussi essentielle. En tant que membre régulier du Conseil scientifique consultatif de l’OIAC, la Suisse est très active dans ce domaine.

Aide réciproque

Afin de remplir son obligation d’assistance mutuelle en cas d’emploi d’armes chimiques, la Suisse entretient du matériel de protection et de décontamination, ainsi que des équipements de détection et de laboratoires de terrain qui peuvent être rapidement mis à disposition sur demande de l’OIAC. La Suisse propose des cours de formation en Suisse et à l'étranger pour former des instructeurs étrangers à la manipulation correcte des matières dangereuses.

Échanges scientifiques

Depuis 2014, la Suisse organise par ailleurs le cycle de conférences « Spiez CONVERGENCE », qui réunit à cette occasion des experts de la recherche, de l’industrie et de la politique pour discuter des conséquences de la convergence croissante des sciences chimiques et biologiques sur la Convention sur les armes chimiques et sur la Convention sur les armes biologiques.

Spiez CONVERGENCE (en)