Désarmement nucléaire
Les risques liés à la présence de milliers d’armes nucléaires dans le monde n’ont jamais été aussi élevés depuis la fin de la guerre froide. La Suisse participe donc activement aux efforts multilatéraux en faveur du désarmement nucléaire et soutient des mesures et des instruments ouvrant la perspective d’un monde sans armes nucléaires. Le traité sur la non-prolifération constitue la clé de voûte de cette politique de désarmement.
Les armes atomiques, armes de destruction massive, engendrent des catastrophes humanitaires. Une guerre nucléaire ne ferait aucun gagnant : les conséquences humanitaires, écologiques, économiques et sociales auraient une dimension allant bien au-delà des frontières nationales.
C’est pourquoi la Suisse continue de s’engager en faveur du désarmement nucléaire, un objectif partagé par le monde entier durant plusieurs décennies.
Dans le contexte sécuritaire actuel, la tendance s’est néanmoins inversée pour privilégier le réarmement. Les armes nucléaires ont fait leur retour sur le devant de la scène politique mondiale.
Même si la perspective d’un monde exempt d’armes nucléaires n’est guère réaliste pour le moment, la Suisse est déterminée à défendre cet objectif sur le long terme. La volatilité de la situation sécuritaire rend la coopération internationale plus que jamais nécessaire. Celle-ci implique notamment la pleine mise en œuvre des traités et des conventions en vigueur.
La Suisse s’engage tout particulièrement en faveur de la réduction des risques liés aux armes nucléaires, qui se sont accentués en raison de la situation sécuritaire, mais aussi des nouvelles technologies. La Suisse veut ainsi contribuer à endiguer le risque de malentendus ou d’escalade nucléaire incontrôlée.
Le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) constitue le pilier de la politique de la Suisse en la matière. En vigueur depuis 1970, il a permis d’éviter le scénario du pire, qui tablait sur plus de 20 États possédant l’arme nucléaire.
Des progrès significatifs ont également été atteints en matière de désarmement nucléaire. La Suisse demande toutefois aux États dotés de l’arme nucléaire de prendre d’autres mesures pour réduire leurs arsenaux d’ogives et de vecteurs nucléaires.
Liens
- Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires
- Programme de désarmement du secrétaire général de l’ONU
- Conséquences humanitaire et risques induits par les armes nucléaires, Comité international de la Croix-Rouge (en)
- Partenariat international pour la vérification du désarmement nucléaire (IPNDV) (en)
- Avis de la Suisse sur un « traité interdisant la production de matières fissiles pour la fabrication d’armes et d’autres dispositifs explosifs nucléaires » en réponse à la requête du secrétaire général de l’ONU, telle que formulée dans la résolution 67/53 de l’Assemblée générale (en)
- Avis de la Suisse sur le rapport du «Groupe d’experts gouvernementaux chargé de faire des recommandations sur les aspects susceptibles de contribuer à l’élaboration d’un traité interdisant la production de matières fissiles pour la fabrication d’armes et d’autres dispositifs explosifs nucléaires, sans être mandaté pour le négocier» en réponse à la requête du secrétaire général de l’ONU, telle que formulée dans la note verbale ODA/37-2016/FMCT (en)