Niger KARIA_ phase 1


Le Niger fait face à une crise de protection qui touche les populations civiles et engendre des déplacements forcés dans les zones frontalières du Mali, Burkina Faso et Nigéria. Dans le cadre du programme KARIA, la Suisse vise à renforcer les services locaux de santé mentale et de protection pour les personnes vulnérables et leur résilience aux menaces de protection. A travers une approche nexus, KARIA contribue à améliorer l’environnement de protection et la redevabilité des autorités et renforcer la cohésion sociale.

Land/Region Thema Periode Budget
Niger
Bildung
Humanitäre Hilfe & DRR
Gesundheit
Menschenrechte
Bildungseinrichtungen und Ausbildung
Schutz, Zugang & Sicherheit
Grundbildung
Psychische Gesundheit & Wohlergehen
Menschenrechte (inkl. Frauenrechte)
15.11.2022 - 14.11.2025
CHF  2’700’000
Hintergrund Depuis 2012 le Niger fait face à une multiplicité de conflits armés dans les zones frontalières à son territoire (Mali, Burkina Faso, Nigéria) qui a engendré des flux de déplacements mixtes. En 2022, on compte 369'000 personnes déplacées internes et 292'000 réfugiés. Cette situation engendre des risques de protection sur la population civile qui nécessite une réponse tant au niveau structurel (renforcement des services étatiques pour faire face aux besoins des déplacés et communautés hôtes) que conjoncturel (offre de services de protection pour couvrir les besoins humanitaires). La cohésion sociale est également fragilisée par le manque de sécurité ainsi qu’une fragmentation du tissu communautaire. Les populations restées dans les villages frontaliers ou se déplaçant dans les territoires affectés par les conflits sont suspectées d’affiliation aux groupes armés.
Ziele La population affectée par les conflits est mieux protégée des menaces et des effets des violations de leurs droits fondamentaux grâce à une réponse en protection holistique au niveau communautaire et étatique et des mécanismes de gestion communautaires des conflits renforcés 
Zielgruppen Communautés affectées par le conflits (déplacées, réfugiées et hôtes) Tillabéry : (DRC) : 6’480 personnes dans les 5 communes d’intervention1 ; 300 membres des autorités étatiques ; 60 leaders traditionnels ; 60 personnes membres d’organisations de la société civile. Tillabéry et Diffa : (COOPI) : 6'900 personnes bénéficiant d’un soutien PSS ; 1825 enfants participants aux activités PSS ; 500 victimes VBG recevant une assistance spécialisée, 45 acteurs étatiques formés à la protection; 60 étudiants recevant une formation SMSP
Mittelfristige Wirkungen
  1. Les collectivités territoriales (CT) sont renforcées dans leur capacité de concevoir et adapter leurs interventions en protection sur la base de cartographies des acteurs et des services de protection (DRC) 
  2. Les acteurs communautaires jouent leur rôle de premier filet de protection et les autorités locales sont renforcées dans leur mandat de protection (DRC) 
  3. La planification et réponse dans les domaines de la santé mentale et la protection sont renforcées au niveau national et régional (COOPI) 
  4.  Les autorités et services étatiques de santé mentale et de protection (« duty bearers ») ainsi que la société civile sont renforcés dans leur rôle de coordination et développent des mécanismes de redevabilité (COOPI) 
  5.  Les populations (« rightholders »), y inclus les survivant.es de violation de droits, bénéficient de services de santé mentale) et de protection holistiques locaux de manière sûre digne et inclusive (COOPI et DRC) 
  6.  Les communautés sont mieux capables de gérer des conflits, à temps, de manière pacifique, réduisant les menaces (DRC) 
  7. A travers le dialogue politique, l’intégration des besoins de protection dans les stratégies et plans nationaux et régionaux est promue (CH)
Resultate

Erwartete Resultate:   6’900 personnes ont accès aux services de soutien spécialisés de PSS et 500 survivant.es VBG ont accès aux services de prise en charge appropriés ; un cursus académique sur la santé mentale et PSS basé sur l’approche ethnopsychiatrique est élaboré ; 5 plans d’action régionaux et nationaux intègrent les aspects transversaux de santé mentale et protection ; 5 cartographies des acteurs et des services de protection diffusées dans 5 communes ; 5 plans de protection communautaires développés ; 5 analyses participatives identifiant les risques, causes et conséquences des conflits intercommunautaires dans 5 communes


Resultate von früheren Phasen:   Le projet avec COOPI (2017-2021) a atteint les résultats suivants : 75% de personnes ayant bénéficié de services de SMSPS ont montré une amélioration dans leur niveau de santé mentale et bien-être; 36.852 enfants/adolescents non-scolarisés/déscolarisés (dont 19.151 filles, 17.701 garçons) ont eu accès à des services éducatifs, socio-récréatifs et d’appui psychosocial; 67 plans d’action communautaires ont été conçus, mis en œuvre et évalués ; 6’694 personnes ont été sensibilisées sur la protection de l’enfance, VBG et SM ; 587 cas de VBG ont reçu une réponse adéquate sur les 350 prévus. L’évaluation du projet COOPI a mis en avant les recommandations suivantes: 1. Promouvoir l’intégration de la santé mentale et appui psycho-social (SMSPS) dans les systèmes de formation initiale et continue des enseignants et agents de santé; 2. Continuer les formations SMSPS dans les systèmes scolaire et sanitaire vu le turn-over des acteurs ; 3. Valider les protocoles de santé pour l’intégration de la santé mentale dans la santé primaire


Verantwortliche Direktion/Bundesamt DEZA
Kreditbereich Humanitäre Hilfe
Projektpartner Vertragspartner
Internationale oder ausländische NGO
  • Andere internationale oder ausländische NGO Norden


Koordination mit anderen Projekten und Akteuren Ministère de la Santé, de la population et de l’action sociale: Programme National de Santé Mentale (PNSM) et Directions régionales; Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant et ses directions régionales, Ministère de l’Education nationale et ses directions régionales ; Collectivités territoriales de Diffa et Tillabéry ; Equipe Humanitaire Pays (OIM, HCR, UNFPA, ONGI) ; cluster protection ; PTF décentralisation. 
Budget Laufende Phase Schweizer Beitrag CHF    2’700’000 Bereits ausgegebenes Schweizer Budget CHF    1’425’000 Budget inklusive Projektpartner CHF    5’200’000 Projekttotal seit Anfangsphase Budget inklusive Projektpartner CHF   4’000’000