Programme d’Appui à l’Education de Base (PAEB)


Malgré les avancées, le Burkina Faso fait face à des défis d’éducation. Chaque année, de nombreux enfants n’accèdent pas l’école ; la majorité de ceux qui y accèdent, abandonne avant d’avoir fait 6 années de scolarité ; 65% des adultes sont analphabètes. La DDC soutient les fonds communs, permettant au  Gouvernement et à la société civile d’améliorer les performances du système éducatif, à travers la décentralisation, l’adaptation, et l’extension des offres répondant aux besoins des populations.

Country/region Topic Period Budget
Burkina Faso
Education
Formal basic education (primary and lower secondary)
Non-formal basic education (including youth and adults life skills and literacy)
Education policy
Non-formal basic education (including youth and adults life skills and literacy)
Vocational training and skills development
01.12.2016 - 31.12.2020
CHF 12'000'000
Background

Le Burkina Faso a accompli d’énormes progrès en matière de scolarisation à travers la mise en œuvre du Programme de Développement Stratégique de l’Education de Base (PDSEB) mais n’arrive toujours pas à couvrir les besoins en éducation de base de sa population, soumise à une forte croissance (3.1% par an, l’une des plus rapides au monde). Chaque année, environ 500'000 enfants sont privés de scolarité (la première année), la majorité des enfants scolarisés quitte l’école avant 6 années de scolarité (2 millions) et 65% des adultes (10 millions) dont une majorité de femmes ne savent ni lire ni écrire. L’accès à l’éducation est limité par les longues distances entre école et domicile des apprenants, ou par une offre éducative (pédagogie, langue, curricula, ratio élèves-enseignant, frais) peu adaptée aux besoins et aux réalités socio-économiques et culturelles de la population. De nombreuses ONG, soutenues aussi par la DDC, se sont impliquées depuis les années 90 pour offrir des alternatives aux exclus du système. Depuis 2014, le Gouvernement s’est résolu à harmoniser ces formules alternatives et à les diffuser à large échelle. Le manque d’éducation de base est un handicap important au développement de compétences professionnelles dans les domaines de l’agriculture et de l’artisanat, principales sources d’emplois. Le Burkina Faso n’a pas atteint les Objectifs du Millénaire pour le Développement, preuve que les efforts doivent être poursuivis. Le Gouvernement mobilise d’importants moyens pour soutenir le secteur avec l’appui de plusieurs partenaires dont la Suisse.

Objectives

Le programme contribue à l’épanouissement, au développement économique et à l’expression de la citoyenneté des hommes et des femmes bénéficiaires particulièrement les enfants et les jeunes, grâce à l’acquisition de connaissances et compétences de base adaptées à leurs besoins.

Target groups
  • Les enfants scolarisés du primaire ; les adolescents et les jeunes en rattrapage scolaire ou en formation professionnelle ;
  • Les adultes non-alphabétisés et/ou suivant une formation technique spécifique ;
  • Les opérateurs en éducation non formelle, animateurs, enseignants et encadreurs  pédagogiques ;
  • Les services centraux, déconcentrés et décentralisés en charge de l’éducation.
Medium-term outcomes
  1. Les garçons et les filles/ les hommes et les femmes bénéficiaires du programme accèdent à une éducation de base de qualité répondant à leurs besoins socio-économiques et culturels.
  2. Les jeunes (garçons et filles) exclus du système éducatif ou n’accédant pas à l’école classique accèdent à des alternatives éducatives d’éducation de base et de formation professionnelle.
  3. La gestion du système éducatif est plus efficace et permet d’assurer de meilleurs services éducatifs aux populations.
Results

Expected results:  

10'000 enfants poursuivent leur formation dans le système public ; 5'000 adolescents et jeunes font un rattrapage scolaire ou poursuivent un apprentissage dans les métiers de l’agriculture et de l’artisanat ; de nouveaux curricula sont validés et généralisés à tous les niveaux de l’éducation de base ; 200'000 adultes dont une majorité de jeunes sont alphabétisés par les opérateurs soutenus par le Fonds pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle ; 25'000 animateurs, enseignants et encadreurs pédagogiques sont formés ou recyclés ; les Collectivités territoriales assurent l’exercice de leurs compétences en matière de gestion et de pilotage de d’éducation ; les services éducatifs minimaux (cartable minimum et cantines scolaires gratuites) sont assurés par les collectivités territoriales et les services déconcentrés.


Results from previous phases:  

Malgré les turbulences politiques, les appuis de la phase 3 ont contribué à l’atteinte des résultats nationaux suivants :
(i) Plus d’enfants accèdent à l’éducation, notamment les filles : le taux brut de scolarisation a évolué de 70% en 2012 à 83.5% en 2015. L’indice de parité fille/garçon est passé de 0.8 à 1.05. Cependant, durant la même période, le taux d’achèvement du primaire a très peu augmenté de 57% à 58%.
(ii) Plus de jeunes déscolarisés ont accès aux alternatives éducatives : le nombre d’adolescents qui ont fait un rattrapage scolaire ou se sont orientés vers une formation professionnelle est passé de 7'500 en 2012 à 11’800 en 2016 dont 50% de filles. La contribution directe de la DDC à ses résultats est estimée à  3'500 adolescents.
(iii) Plus d’adultes accèdent à l’alphabétisation : environ 1 million de personnes ont été alphabétisées durant la période, faisant passer le taux d’alphabétisation de 28.5% à 34,5%. (dont 70% de femmes). La contribution directe de la DDC à ses résultats est estimée à 200'000 personnes, qui ont été déclarés alphabétisées.
(iv) Le gouvernement poursuit le cap sur les réformes : les réformes majeures entreprises sont notamment la mise en œuvre du continuum éducatif, de l’obligation et de la gratuité de l’éducation de base (6-16 ans), de la poursuite du transfert des compétences et des ressources aux collectivités territoriales et de l’adoption de nouveaux curricula intégrant des approches pédagogiques plus efficaces. De même, l’effort national de financement de l’éducation a progressé : 296 millions de CHF en 2012 à 475 millions de CHF en 2015. Cette mobilisation a également permis une meilleure couverture des zones déficitaires en termes d’accès à l’éducation.

Leçons apprises et implications:

(i) Le fonds communs des partenaires (dont la Suisse) permet de soutenir des réformes de l’ensemble du système éducatif (introduction de nouveaux curricula, appui à la gestion décentralisée etc.), en complément au budget de l’Etat. Cependant, pour plus d’efficacité, les procédures d’exécution des dépenses publiques jugées lourdes devraient être reformées.
(ii) Pour améliorer l’impact et permettre la mise à l’échelle des alternatives éducatives, il est nécessaire d’harmoniser les différentes offres et approches développées par type de public (adultes, adolescents en rattrapage scolaire ou adolescents en passerelle vers l’apprentissage des métiers). Cela pour une meilleure fonctionnalité des passerelles et un meilleur lien avec la formation professionnelle.
(iii) La DDC soutiendra une réponse différentiée des alternatives éducatives en mettant l’accent sur les adolescents en passerelle vers le formel et sur les jeunes de 14 à 18 ans en passerelle vers la formation professionnelle (alphabétisation accélérée couplée à l’apprentissage d’un métier).


Directorate/federal office responsible SDC
Credit area Development cooperation
Project partners Contract partner
International or foreign Non-Governmental Organization
Private sector
Foreign state institution

Implementing partner
Central State Authority
Local Non-profit Organisation
Local private sector

Other partners
  • Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), via le Compte d’Affectation Spécial au Trésor - Fonds de Développement Sectoriel de l’Education de Base (CAST-FDSEB)
  • Le Fonds d’Appui à l’Education Non Formelle (FONAENF)
Coordination with other projects and actors

Les Collectivités territoriales, les services techniques et de mission; le Programme d’Appui à la Formation Professionnelle

Budget Current phase Swiss budget CHF   12'000'000 Swiss disbursement to date CHF   0 Budget inclusive project partner CHF   115'000'000
Project phases Phase 4 01.12.2016 - 31.12.2020   (Current phase) Phase 3 01.12.2012 - 31.08.2017   (Completed)