PREST 5, Pistes rurales et désenclavement à l’Est


Les routes constituent un soutien à la croissance économique par la mobilité des personnes et des marchandises. Au Burkina Faso, elles demeurent en deçà des besoins et des référentiels de l’espace UEMOA. Partant de ce constat et sur l’expérience de la DDC, le gouvernement a souhaité que la Suisse finance conjointement un projet d’infrastructures et de mobilité avec la Banque Mondiale avec la méthode haute intensité de main d’œuvre (HIMO). Un inventaire des initiatives basées sur la méthode HIMO dans les 13 régions a été lancé en vue d’élaborer une politique nationale HIMO. La DDC s’engage à contribuer à ce projet et valorise la méthode HIMO à l’échelle nationale.

Land/Region Thema Periode Budget
Burkina Faso
Landwirtschaft und Ernährungssicherheit
Governance
Konflikt & Fragilität
Ländliche Infrastruktur (bis 2016)
Dezentralisierung
Konfliktprävention
01.01.2016 - 31.12.2020
CHF 7'000'000
Hintergrund

Le Burkina Faso a adopté une politique de développement du secteur transport sur la période 2011-2025. Le premier programme d’actions prioritaires de cette politique consacre la mise à niveau des infrastructures de transport rural, l’amélioration des services de transport rural et l’accès des populations rurales aux moyens intermédiaires de transport. Il prévoit entre autres, l’aménagement d’environ 4'000 km de pistes rurales par la méthode mécanisée et 1'000 km de pistes rurales par la méthode haute intensité de main d’œuvre. Un secrétariat permanent est en place et coordonne les appuis avec une prise en compte de l’approche HIMO. La méthode HIMO permet de former les femmes et les hommes sur les techniques. Ils utilisent ensuite des équipements légers pour une exécution optimale des travaux de pistes rurales avec matériaux locaux. Ils ont ainsi un emploi et des revenus pendant au moins 7 mois de l’année. Se basant sur l’expérience de la DDC en matière de réalisation et d’entretien des pistes rurales par la méthode haute intensité de main d’œuvre, l’Etat Burkinabè a sollicité un cofinancement de la Suisse à un vaste projet d’infrastructures et de mobilité dans cinq régions (de 13 en tout) du Burkina Faso avec la Banque Mondiale. La Suisse s’engage à financer ce projet qui est cohérent avec la SCADD[1] et les axes prioritaires du message 2013-2016.

 

 

 

[1] SCADD : Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable

 

 

Ziele

Objectif général du projet :
D’infrastructures de développement urbain et de mobilité (PIDURMO): Contribuer au développement des infrastructures de connectivité dans les zones urbaines et rurales pour les aider à mieux valoriser leurs fonctions économiques.

Objectif de la DDC:
La méthode haute intensité de main d’œuvre est vulgarisée et utilisée dans les chantiers publics ou privés de réalisation ou d’entretien de piste et évolue à travers une politique en la matière qui crée de l’emploi et des revenus pour les plus pauvres.

Ce financement conjoint permettra une mise à l’échelle de la méthode HIMO de construction et d’entretien des infrastructures. La contribution suisse financera le processus de responsabilisation des partenaires y compris les mécanismes de redevabilité, la réalisation et l’entretien des pistes rurales par la méthode HIMO, l’élaboration d’une politique nationale HIMO promotrice d’emplois et de revenus pour les pauvres. Cet engagement complète et amplifie les effets du programme d’Appui à la Décentralisation et à la Participation Citoyenne (DEPAC).

Zielgruppen

Environ 6'540'000 citoyens et citoyennes représentant la population des cinq régions et leur hinterland, le secteur privé local (petites et moyennes entreprises, bureaux d’études techniques, organisations socioprofessionnelles) et les organisations de la société civile.
Les ministères techniques et leurs services déconcentrés.

Mittelfristige Wirkungen

Les régions partenaires disposent d’infrastructures de qualité pour désenclaver les zones de production agricoles, minières et touristiques, créant des emplois pour les hommes et les femmes.
La mise en œuvre de la méthode haute intensité de main d’œuvre génère des revenus pour les hommes et les femmes aussi bien en milieu urbain que rural.
Les ministères techniques, les collectivités territoriales, le secteur privé local et les communautés s’approprient le processus et améliorent leurs capacités de coordination et de gestion efficace et transparente des infrastructures prenant en compte la méthode haute intensité de main d’œuvre.
L’Etat Burkinabè adopte et met en œuvre des reformes sectorielles valorisant la méthode haute intensité de main d’œuvre.

Resultate

Erwartete Resultate:  

Les collectivités partenaires réalisent 100 Km de pistes rurales, 100 ouvrages par la méthode HIMO et assurent l’entretien du réseau existant.
Les infrastructures réalisées désenclavent les zones de production agricoles, minières et touristiques et permettent à au moins 30% de la population des zones concernées de développer des activités économiques.
Les travaux sur les chantiers génèrent des emplois et des revenus pour les hommes et les femmes équivalant à au moins 20% du coût des travaux.
Les ministères, les collectivités, le secteur privé local et les communautés maitrisent l’approche HIMO et appliquent les règles de la bonne gouvernance.L’Etat Burkinabè adopte une politique nationale HIMO.


Resultate von früheren Phasen:  

Les principaux acquis  sont :

  • Plus de 900 emplois temporels créés pendant au moins 7 mois dont 135 emplois pour les femmes avec plus de CHF 225'000 par an de revenu pour les populations.
  • L’offre de travail sur les chantiers réduit la migration des jeunes ruraux. Ils produisent également du riz et des légumes dans les bas fonds traversés par les pistes. Ils diversifient et sécurisent ainsi leurs revenus.
  • La méthode HIMO est retenue au niveau national pour la promotion de la croissance pro pauvre.
  • Le conseil régional de l’Est a pris en main le processus de réalisation et d’entretien des pistes et l’intègre dans sa planification.
  • L’Etat Burkinabè souhaite élaborer une politique nationale HIMO sur la base de l’expérience à l’Est.


Verantwortliche Direktion/Bundesamt DEZA
Kreditbereich Entwicklungszusammenarbeit
Projektpartner Vertragspartner
Privatsektor
Ausländische staatliche Institution
  • Central State of South East
  • Ausländischer Privatsektor Süden/Osten


Andere Partner

Banque Mondiale, Etat Burkinabè

Koordination mit anderen Projekten und Akteuren

Programmes des domaines prioritaires de la DDC au Burkina, Délégation de l’Union Européenne, Agence Française de Développement, Banque Mondiale.

Budget Laufende Phase Schweizer Beitrag CHF   7'000'000 Bereits ausgegebenes Schweizer Budget CHF   504'861
Projektphasen Phase 5 01.01.2016 - 31.12.2020   (Laufende Phase) Phase 4 01.07.2011 - 30.06.2017   (Completed)